زعفران تازناخت المعروف بجودته
safron: l epéce la plus chére au monde produite à taznakhte
Les villages de taznakhte
dans la Province de ouarzazatet se distingue par production
de Crocus sativus, plus communément appelé safran. Les villages de
znagua, ikhzamens, ait ouardas, , Aït ait oubiales,
et taliouine produisent aussi cette épice convoitée
mondialement mais Taliouine fournit la plus grosse part du marché
de production. Selon l’Office régionale de mise en valeur
agricole (Ormva), et taznakht connue de sa pureté; le volume
de la production du safran au niveau de cette bourgade de 12.000
personnes est estimé à 3.000 kg par an. Un chiffre qui permet de
classer le Maroc en quatrième position sur le plan international
après l’Iran, l’Inde et la Grèce. La superficie globale
dédiée à cette culture traditionnelle est de 640 Ha pour 1.285
producteurs. Utilisé dans la cuisine raffinée, la médecine et le
cosmétique, le safran reste cependant une culture traditionnelle
qui se refuse à toute modernisation. Tout le travail se fait à la
main. Courbés vers le sol, les paysans, matinaux, doivent
distinguer les petites fleurs afin de les cueillir d’un geste
précis en faisant attention à ne pas abîmer les stigmates. Et il
faut environ 150.000 fleurs pour produire un kilogramme, de safran.
Un travail de longue haleine dont profitent surtout les
intermédiaires qui réalisent d’énormes profits dans chaque
opération.
Les exportations, selon l’Office des changes, ont atteint la
somme de 35 millions de DH en 2009. Il faut signaler que
l’Espagne et la Suisse sont les premières destinations du
safran detaznakhte et Taliouine. Par ailleurs, le safran, ou
or rouge, est principalement commercialisé dans le circuit informel
avec un volume de 60% contre 34% pour le circuit formel.
Le circuit de coopératives, le circuit intégré et le circuit du
tourisme se partageant le reste des volumes commercialisés.
Actuellement, le prix du safran oscille entre 35 et 40 DH le gramme
mais le prix de ce produit n’a pas toujours été stable et a
évolué à travers les années. Ainsi, si le kilo de safran coûtait
5.000 DH en 1991, ce chiffre va avoisiner les 30.000 en 2009, dixit
l’Ormva de taznakht.
Le 10 décembre 2009, en marge du Sifel, une demande
d’Appellation d’Origine Protégée (AOP) a été déposée
pour le safran de taznakhte et deTaliouine. Sur le plan
économique, l’objectif de l’AOP est de maintenir au
niveau local une partie des profits réalisés par les intermédiaires
du safran aussi bien sur le plan national qu’international.
Les circuits de commercialisation devront être réduits de telle
sorte que les producteurs établissent des liens directs entre eux,
les distributeurs, les magasins et les points de vente. La
principale préoccupation est donc d’améliorer les conditions
et les revenus des femmes et des familles rurales, afin de les
maintenir dans les zones montagneuses. La démarche AOP permettra
aussi de créer de nouveaux postes d’emploi pour les jeunes au
niveau de toute la filière: production, séchage et
commercialisation. Afin de renforcer l’ancrage culturel du
safran comme produit de terroir dans la région, l’AOP
encourage l’organisation des producteurs en groupements de
villageois représentés au sein d’une coopérative de
groupements villageois et d’une union des coopératives de
producteurs de safran. Une solution adaptée aux réalités locales
car elle préserve les liens traditionnels, sociaux, économiques et
culturels de ses habitants.












